D'abord parce que Gregory Crewdson explore ce lien entre photo et cinéma et ce n'est finalement pas si fréquent en photographie. En effet, au premier coup d'oeil, on a l'impression d'observer des photos de tournage. Mais à la différence d'un film où le metteur en scène donne des éléments de compréhension, Crewdson, lui, épaissit le mystère et invite le spectateur à une imagination active, comme pourrait plutôt le faire un auteur de roman.
Formellement, cela donne des images aux couleurs délavées et aux teintes sombres de quartiers désertiques de banlieues américaines, qui révèlent cette lumière, cette ambiance qui règnent au moment où la clarté et la certitude du jour font place à l'obscurité angoissante de la nuit. Les personnages représentés s'apparentent à des zombies, énigmatiques et perdus. S'en dégage une sorte de beauté surréaliste, proche de l'univers de David Lynch et d'Edward Hopper.





J'aurais souhaité vous permettre d'en voir plus sur son oeuvre, mais le lien vers son site officiel ne semble pas marcher... Le voilà quand même! :
j'aime beaucoup....ambiance très particulière..
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