Voilà une photographe que je viens de découvrir et en fait, que le public vient de découvrir tout simplement parce que ses photographies viennent d'être révélées au grand jour.
Il semble que nous allons entendre parler d'elle dans les années à venir, car vu comme ça, son oeuvre est colossale tant au niveau de la quantité de photos réalisées(plus de 30 000 négatifs trouvés), qu'au niveau de la qualité. D'ores et déjà elle a été "classée" comme appartenant à la Street photography (versant américain de la photo humaniste française) avec des cadrages novateurs à la Robert Frank.
Voilà la petite histoire de cette découverte qui fait penser un peu à Berenice Abbott qui, à une autre époque, a jetté la lumière sur le travail d'Eugène Atget :
C'est John Maloof, 25 ans, qui, en 2007, veut écrire un livre sur le quartier de Portage Park. Pour l'illustration de son ouvrage, il chine des photos à moindre frais, et met la main sur une enchère de 30 000 négatifs réalisés dans les années 50-60. Il comprend alors qu'il vient de découvrir quelque chose d'important.
Il lui faudra presque un an pour trouver le nom de cette photographe, grâce à une enveloppe abandonnée dans l'un des cartons.
Il reconstitue son parcours, apprend qu'elle est née à New York le 1er février 1926, qu'elle est devenue nurse à Chicago en 1956. Il se met en quête de retrouver les enfants qu'elle a gardés. "Certains se souviennent d'une femme soucieuse de les éveiller au monde; d'autres se rémémorent une femme aux opinions tranchées, féministe, revendiquant son célibat, d'origine catholique mais probablement athée, socialiste déclarée alors que la chasse aux sorcières fait rage, misanthrope dans l'âme, au contact aussi rugueux que son accent français." Ceux qui l'ont croisée, ne lui connaissent aucun ami, aucune famille.
Lorsque Maloof retrouve enfin la trace de cette photographe, on lui rétorque qu'elle est trop malade pour lui répondre. Il apprend qu'elle meurt en 2009. Il poste alors quelques photos sur un blog et reçoit en quelques jours plusieurs centaines de mails.
Depuis, reconstituer sa vie, constitue le seul travail à temps plein de Maloof qui a réussi à récupérer ses effets personnels, ses appareils, ses livres..., a numérisé tous les clichés et a embauché trois généalogistes pour reconstituer l'histoire de la famille Maier.
C'est vrai que lorsqu'on regarde ses images, on pense à Doisneau, Ronis, mais aussi Weegee, Diane Arbus, Robert Frank ou plus récemment Martin Paar.
Voilà pour cette l'histoire que je trouve vraiment géniale, surtout parce qu'elle prouve qu'on peut encore découvrir de nouveaux photographes :-)
Si cela vous intéresse, voici le site officiel de Vivian Maier :
http://www.vivianmaier.com/
Et voilà la dame en question :
Il semble que nous allons entendre parler d'elle dans les années à venir, car vu comme ça, son oeuvre est colossale tant au niveau de la quantité de photos réalisées(plus de 30 000 négatifs trouvés), qu'au niveau de la qualité. D'ores et déjà elle a été "classée" comme appartenant à la Street photography (versant américain de la photo humaniste française) avec des cadrages novateurs à la Robert Frank.
Voilà la petite histoire de cette découverte qui fait penser un peu à Berenice Abbott qui, à une autre époque, a jetté la lumière sur le travail d'Eugène Atget :
C'est John Maloof, 25 ans, qui, en 2007, veut écrire un livre sur le quartier de Portage Park. Pour l'illustration de son ouvrage, il chine des photos à moindre frais, et met la main sur une enchère de 30 000 négatifs réalisés dans les années 50-60. Il comprend alors qu'il vient de découvrir quelque chose d'important.
Il lui faudra presque un an pour trouver le nom de cette photographe, grâce à une enveloppe abandonnée dans l'un des cartons.
Il reconstitue son parcours, apprend qu'elle est née à New York le 1er février 1926, qu'elle est devenue nurse à Chicago en 1956. Il se met en quête de retrouver les enfants qu'elle a gardés. "Certains se souviennent d'une femme soucieuse de les éveiller au monde; d'autres se rémémorent une femme aux opinions tranchées, féministe, revendiquant son célibat, d'origine catholique mais probablement athée, socialiste déclarée alors que la chasse aux sorcières fait rage, misanthrope dans l'âme, au contact aussi rugueux que son accent français." Ceux qui l'ont croisée, ne lui connaissent aucun ami, aucune famille.
Lorsque Maloof retrouve enfin la trace de cette photographe, on lui rétorque qu'elle est trop malade pour lui répondre. Il apprend qu'elle meurt en 2009. Il poste alors quelques photos sur un blog et reçoit en quelques jours plusieurs centaines de mails.
Depuis, reconstituer sa vie, constitue le seul travail à temps plein de Maloof qui a réussi à récupérer ses effets personnels, ses appareils, ses livres..., a numérisé tous les clichés et a embauché trois généalogistes pour reconstituer l'histoire de la famille Maier.
C'est vrai que lorsqu'on regarde ses images, on pense à Doisneau, Ronis, mais aussi Weegee, Diane Arbus, Robert Frank ou plus récemment Martin Paar.
Voilà pour cette l'histoire que je trouve vraiment géniale, surtout parce qu'elle prouve qu'on peut encore découvrir de nouveaux photographes :-)
Si cela vous intéresse, voici le site officiel de Vivian Maier :
http://www.vivianmaier.com/
Et voilà la dame en question :
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